QUIS HOC PERFICIET ? – qui achèvera cela ? – installation vidéo pour 1 écran et une pendule – 2017



Le réel est un contexte ; il est exclusif et répulsif.
Le vrai est un ensemble général et toujours affirmatif dans l'ouvert ; il est à la fois contenu et contenant.





Léonardo da Vinci – Salvator Mundi – 1506-1513.



Pour une projection vidéo muette, réunion d'environ 280 fichiers images en .jpeg comprenant : des images d'oeuvres d'Art (photographies, sculptures, installations, peintures, art pariétal, dessins, gravures, miniatures, manuscrits), d'architectures et jardins, de spectacles vivants (théâtre, opéra, concert), de photogrammes de films (cinéma), d'images d'actualité, de partitions de musique, de représentations et schémas scientifique, de portraits de poètes, écrivains, philosophes, scientifiques...
En vis-à-vis de la projection est installé une pendule ancienne en fonctionnement. C'est la seule source sonore de l'installation.

Sous une apparente simplicité (une «  projection d'image)  », le projet QUIS HOC PERFICIET  ? se développe et trouve son sens dans notre besoin de poésie et de questionnement métaphysique, valeurs intemporelles et nécessaires aux développement des civilisations, mais qui aujourd'hui sont dangereusement évacuées. Est-ce parce que notre monde présent est féru de consumérisme et d'idôlatrie médiatique  ? Est-ce le résultat inévitable du paradigme matérialiste dans lequel nous avons peine à surnager  ? Fruit d'une longue méditation, et faisant suite à un important travail de recherche, l'installation interroge le niveau de conscience que nous apportons à ce que nous voyons, et à ce que nous perce-vons au travers des images  : car il ne s'agit pas seulement de regarder, mais de sentir ce qu'elles nous donnent à penser de l'une à l'autre, dans leur relation commune (le montage des 280 images qui créé QUIS HOC PERFICIET ?).

L'installation a été dès le départ pensée pour être montré dans un Musée, car c'est le lieu par excellence de la mémoire artistique et créatrice qui permet le dialogue des époques, entretenus et transmis par le travail de conservation. Peintures, sculptures, dessins, installations, sons, maquettes... Le musée est la trace du passé et l'anticipation de l'avenir, et c'est tout naturel que l'Art, comme les Sciences ont constitués des fonds, que les sociétés humaines peuvent consulter dans un espace-temps adapté.

L'installation QUIS HOC PERFICIET  ? pense, projète, met en avant cette dynamique des temps et des domaines, par le biais du support photographique vidéo-projeté, afin d'écrire, en quelque sorte, ce que l'historien de l'art allemand Aby Warburg avait lui-même nommé «  une histoire de l'art sans texte  ». QUIS HOC PERFICIET  ? est donc une installation à comprendre comme une expérience individuelle et collective, et qui prend tout son sens dans le lieu même du Musée où, sous une forme déployé, se retrouve également la vibration des temps et des cultures.





Pendule époque Louis-Philippe circa 1835 – Galilée en prison – mouvement à fil.




Bande-annonce composée à partir des éléments de l'installation (à venir)